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	<title>Elénore, Auteur à Mon combat d&#039;endogirl</title>
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	<title>Elénore, Auteur à Mon combat d&#039;endogirl</title>
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		<title>Coelioscopie endométriose n°2 + convalescence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 18:19:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les intra musculaires de Decapeptyl que je dois subir pendant 3 mois ont pour but de mettre mon organisme en ménopause artificielle (afin de bloquer toute progression possible de l’endométriose). Les effets secondaires se font très rapidement ressentir&#160;: bouffées de chaleur nocturnes, insomnies… Des douleurs persistent mais finissent par se dissiper après quelques séances de TENS (appareil d’éléctro neuro stimulation). Malgré ces inconvénients, cette pause «&#160;forcée&#160;» dans notre parcours et notre voyage en Guadeloupe nous ont fait le plus grand...</p>
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<p>Les intra musculaires de Decapeptyl que je dois subir pendant 3 mois ont pour but de mettre mon organisme en ménopause artificielle (afin de bloquer toute progression possible de l’endométriose). Les effets secondaires se font très rapidement ressentir&nbsp;: bouffées de chaleur nocturnes, insomnies… Des douleurs persistent mais finissent par se dissiper après quelques séances de TENS (appareil d’éléctro neuro stimulation).</p>



<p>Malgré ces inconvénients, cette pause «&nbsp;forcée&nbsp;» dans notre parcours et notre voyage en Guadeloupe nous ont fait le plus grand bien. Nous rentrons revigorés et prêts à en découdre avec l’intervention chirurgicale qui m’attend.</p>



<p>Il est d’ailleurs temps pour moi de rendre visite à ma spécialiste (le 30 août 2022, veille de la pré-rentrée). Mon dossier doit normalement être passé en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire). J’ai hâte d’en avoir les conclusions. Ma spécialiste me confirme que je vais devoir être à nouveau opérée sous coelioscopie pour une ablation de la trompe gauche. Je dois me mettre en relation avec le chirurgien qui me prendra en charge. Elle m’affirme que je devrais pouvoir le rencontrer dans les 3 semaines qui suivent. En sortant de ce rendez-vous, je suis impatiente d’appeler le secrétariat du chirurgien mais je dois, avant cela, passer voir mon algologue (médecin de la douleur) pour faire le point sur les traitements qu’il m’a prescrits. Je lui relate les informations qui m’ont été données par ma spécialiste. C’est à son tour de m’assurer que j’aurais certainement un rendez-vous rapide avec le chirurgien. Je ressors de cette matinée regonflée à bloc&nbsp;: je sais enfin où j’en suis, ce qui me reste à faire et j’ai l’impression que les choses se concrétisent.</p>



<p>Sans perdre de temps, j’appelle la secrétaire de mon chirurgien, je lui explique mon cas et ce qui vient de m’être expliqué. Selon elle, il n’y a aucune disponibilité avant le 20 octobre… En quelques minutes, mon monde s’effondre… Convaincue de pouvoir rencontrer mon chirurgien rapidement, je me retrouve à devoir attendre prés de 7 semaines. Je m’empresse d’envoyer un message à ma spécialiste pour lui faire part de ma surprise et de ma déception. N’ayant pas eu de retour de sa part dans la journée, je me permets d’écrire à mon algologue le soir-même. J’avais pressenti, dés notre premier rendez-vous, qu’il pourrait devenir un allié dans notre parcours. J’étais prête à tout tenter pour éviter d’avoir à attendre 7 semaines. Mon feeling s’est avéré être fondé. Je reçois une réponse à 22h04 de mon algologue&nbsp;! «&nbsp;Bonsoir, je vais voir s’il ne peut pas vous voir avant, je lui en parle demain, je vous tiens au courant&nbsp;». Ascenseur émotionnel bonsoir&nbsp;! Autant de rebondissements dans une même journée, ça fait beaucoup&nbsp;! Je me dois d’être en forme pour ma pré-rentrée du lendemain. Une bonne nuit de sommeil s’impose.</p>



<p>31 août 2022&nbsp;: Je rejoins mon établissement et retrouve mes collègues que je n’avais pas vus depuis un petit moment (déjà en arrêt à la fin de l’année scolaire à cause des mes hémorragies). Je suis contente de les revoir. Très vite, des projets se mettent en place, j’ai envie d’y participer mais j’ai en tête mon opération. Je suis dans le flou le plus total. Vais-je réellement devoir attendre le 20 octobre pour un 1<sup>er</sup> entretien avec mon chirurgien&nbsp;? Mon algologue réussira-t-il à avancer la date de mon rendez-vous&nbsp;? Je réponds favorablement à certains projets de mes collègues mais sans être tout à fait à l’aise, ne sachant pas quand j’aurai à m’absenter.</p>



<p>Le pot d’accueil s’achève, mes collègues et moi sommes conviés à rejoindre l’habituelle plénière de pré-rentrée. On est parti pour 2h de réunion. Je ne peux m’empêcher de guetter mon téléphone dans l’attente d’un message de mon algologue. C’est alors qu’en plein milieu de la réunion j’ai la notification d’un appel manqué et d’un message vocal.</p>



<p>Oubliant alors tout ce qui se passe autour de moi, je me permets d’écouter ce message (je suis pourtant au 2<sup>ème</sup> rang de la salle, ce n’est pas très correct…) Qu’elle n’est pas ma surprise en entendant la secrétaire du chirurgien m’annoncer qu’il y a soi-disant eu un désistement et qu’une place s’est libérée pour le lendemain après-midi&nbsp;! Elle me réserve donc le créneau&nbsp;!</p>



<p>Waouh&nbsp;! On passe du 20 octobre au lendemain&nbsp;!! C’est vraiment tout ou rien&nbsp;! Et ce désistement… On en parle&nbsp;? Merci surtout à mon algologue, qui me confirmera le soir-même avoir parlé de moi au chirurgien. Ce dernier s’était bien engagé à voir avec sa secrétaire pour avancer notre rendez-vous.</p>



<p>Je suis à la fois très enthousiaste par ce retournement de situation et embêtée. Embêtée me direz-vous&nbsp;? Mais ça ne va jamais&nbsp;! C’est vrai… On n’est jamais pleinement satisfaits de ce qu’on a. Bref. Pourquoi embêtée&nbsp;? Car le lendemain c’est le jour de la rentrée. Je suis professeure principale d’une classe de 3<sup>ème</sup>. C’est mon rôle et mon devoir d’être présente auprès d’eux ce jour-là. Mais en même temps… Si je fais la fine bouche et que je demande à décaler ce rendez-vous tant attendu, on pourrait me reprocher de ne pas savoir ce que je veux et me renvoyer alors au 20 octobre, comme initialement prévu. Sans compter que je mettrais en porte à faux mon algologue qui a eu la grande bonté de m’aider&nbsp;!</p>



<p>Tant pis… J’explique la situation à ma direction (et ne leur laisse pas vraiment le choix). J’ai la chance d’avoir un co-professeur principal. Je serai là pour accueillir ma classe puis mon collègue prendra le relais quand je m’en irai pour mon rendez-vous.</p>



<p>1<sup>er</sup> septembre 2022&nbsp;: Nous arrivons au cabinet du chirurgien avec Mickaël. Ce dernier nous accueille et nous met très vite à l’aise. Il reprend ma dernière IRM et me confirme que l’intervention chirurgicale est inévitable. Ses explications sont claires. Il nous explique qu’il mettra tout en œuvre pour se limiter à l’ablation de ma trompe gauche mais que selon ce qu’il trouvera au moment de la coelioscopie, il serait peut-être amené à faire plus. Nous appréhendons un peu mais tentons de rester confiants. Cette nouvelle épreuve est de toute façon inévitable pour la poursuite de notre projet. Nous ressortons de ce rendez-vous avec une date d’intervention, enfin&nbsp;! Je serai opérée le 19 septembre.</p>



<p>À nouveau, je suis partagée entre soulagement et doutes. C’est trop beau pour être vrai&nbsp;! J’attends le problème en fait… Vais-je être positive au covid la veille de l’opération (ce qui décalerait l’intervention d’au minimum un mois…)&nbsp;? Le chirurgien n’aura-t-il pas un contretemps qui l’obligerait à annuler/reporter&nbsp;?</p>



<p>Pour la petite anecdote rigolote&nbsp;: nous avons également la date de mon rendez-vous post-opératoire et devinez quoi… Il aura lieu le 20 octobre&nbsp;! (date à laquelle, on se souvient, je devais rencontrer le chirurgien pour statuer d’une date d’intervention&nbsp;!)</p>



<p>Encore une fois… Beau retournement de situation&nbsp;!</p>



<p>J’annonce donc à ma direction mon opération du 19 septembre et les quinze jours de convalescence qui s’en suivront. Je demande à être remplacée mais cela semble être compliqué pour une durée considérée comme trop courte.</p>



<p>Je fais vraiment tout mon possible pour être le moins en contact avec mes élèves. Je ne veux surtout pas attraper le covid et risquer le report de mon intervention. Je fais même un test 6 jours avant pour voir où j’en suis&nbsp;: négatif&nbsp;! Ouf&nbsp;! J’y suis presque&nbsp;!</p>



<p>J’apprends dans le même temps, contre toute attente, que je serai finalement remplacée. Bonne nouvelle&nbsp;! Je passe quasiment une journée entière à préparer tous les cours et activités dont ma remplaçante pourrait avoir besoin. Je la rencontre la veille de mon arrêt et lui explique tout. J’estime avoir fait tout ce qui était en mon possible pour assurer un suivi de qualité à mes élèves. La balle n’est plus dans mon camp&nbsp;! Je dois maintenant me recentrer sur mon opération qui se concrétise plus que jamais&nbsp;!</p>



<p>Ma mère fait le déplacement de région parisienne à chez moi pour être à mes côtés dés mon arrivée à l’hôpital. On prend les mêmes et on recommence. Tout comme lors de ma dernière opération, il y a quasiment tout pile deux ans, je suis entourée de Mickaël, mon futur mari et de ma mère.</p>



<p>Mon admission à l&rsquo;hôpital se fait le 18 septembre 2022. J’en suis à mon 5<sup>ème</sup> jour de régime sans résidu. Même si à priori mon intestin n’est cette fois-ci pas touché, je dois tout de même le préparer en cas de mauvaise surprise. C’est pour cela qu’à ce régime sans résidu vient s’ajouter un lavement intérieur. Cet «&nbsp;apéro de bienvenue&nbsp;» restera longtemps gravé dans ma mémoire&nbsp;! Infecte et douloureux. Je sens que je perds des forces… il est temps d’en finir avec tout cela&nbsp;! Il est l’heure pour ma mère et Mickaël de repartir. Après avoir regardé le replay du «&nbsp;meilleur pâtissier&nbsp;» (je m’évade en pensant aux gâteaux que je pourrai faire en revenant chez moi), je pars pour une longue série de micro-nuits de 30 min.</p>



<p>19 septembre 2022&nbsp;: C’est le jour J&nbsp;! Je n’ai plus le droit de manger ni de boire. Je suis pourtant affamée&nbsp;! Il m’avait été impossible de manger quoi que ce soit la veille au soir tellement «&nbsp;l’apéro de bienvenue&nbsp;» avait fait effet&nbsp;! (À la vôtre&nbsp;! N’est-ce pas&nbsp;?!) Mon intervention est prévue à 14h. Ma mère me rejoint vers 11h. Mickaël réussit à s’absenter de son travail pour venir me voir avant que je descende au bloc. Après quelques minutes de retard, il est temps pour moi d’être conduite au bloc. (C’est le jour des funérailles de la reine Elisabeth, ça me portera chance, non&nbsp;?)</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008.jpg"><img width="768" height="1024" src="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-349" srcset="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008-768x1024.jpg 768w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008-225x300.jpg 225w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008-1152x1536.jpg 1152w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008-203x270.jpg 203w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/09/IMG-20220920-WA0008.jpg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a><figcaption><center>En route vers le bloc !</center></figcaption></figure>



<p>Dans la salle d’attente du bloc, mon algologue (également médecin anesthésiste) vient me rassurer et me dire que je serai entre de bonnes mains. Il est vrai que le chirurgien qui va s’occuper de moi est renommé et réputé dans le domaine de l’endométriose. Il n’y a plus qu’à…</p>



<p>Je commence à me réveiller vers 18h15. L’opération a donc duré environ 2h. Je ne me sens vraiment pas bien&nbsp;: nausées, vertiges etc. Je suis raccompagnée dans ma chambre où ma mère m’attendait déjà. Mickaël ne tarde pas à nous rejoindre. Nous ne savons pas trop comment s’est déroulée l’intervention. Selon l’infirmière, nous devrons attendre le lendemain matin pour en savoir plus avec la visite du chirurgien… C’est dur moralement de ne pas savoir. Mais je viens de passer une nouvelle étape.</p>



<p>Et puis vers 21h, alors que ma mère et Mickaël s’apprêtaient à s’en aller, le chirurgien nous a fait la surprise de sa venue. À nouveau, il a été très clair dans ses explications. Nous en retiendrons surtout que tout s’est bien passé et que «&nbsp;seule&nbsp;» ma trompe gauche a été retirée. Le reste a pu être préservé, ce qui est une très bonne nouvelle. Je plane toujours mais j’ai très bien entendu le bilan du chirurgien. Je n’arrive pas à le manifester mais j’en suis très heureuse.</p>



<p>20 septembre 2022&nbsp;: le chirurgien passe à nouveau me voir en fin de matinée. Il me laisse sortir de l’hôpital&nbsp;! Je suis contente de pouvoir rentrer mais en même temps un peu stressée d’avoir à gérer ma convalescence seule aussi vite.</p>



<p>Me voilà de retour à la maison. Nous trinquons avec ma mère et Mickaël qui nous a ramené une bonne friterie à son retour du travail. Avec modération tout de même car l’appétit n’est pas encore au rendez-vous.</p>



<p>Après une dizaine de jours durant lesquels une reprise normale de l’alimentation a été un peu compliquée, je vais mieux.&nbsp;</p>



<p>Reprise du travail le 6 octobre et rendez-vous post-opératoire le 20 octobre 2022. On croise les doigts pour que tous les feux soient au vert afin de reprendre notre parcours PMA le plus vite possible. Qui sait… 2023 sera peut-être notre année&nbsp;? Ce sera déjà l’année de notre mariage avec Mickaël alors pourquoi pas également la mise au monde d’un petit bout de nous&nbsp;? L’avenir nous le dira mais l’espoir est à nouveau permis&nbsp;!</p>
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		<title>«  Et vous, c&#8217;est pour quand les enfants ? »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Aug 2022 09:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette question mérite à elle seule le privilège d’un article. Aussi indélicate soit-elle, je suis certaine que la plupart des couples finissent par y être confrontés un jour où l’autre. Qu’elle soit posée sur le ton de la plaisanterie ou non, qu’elle soit remplie de jugement ou tout simplement naïve et maladroite, qui peut prétendre ne pas l’avoir vécu&#160;? N’y a-t-il pourtant pas des milliers de raisons pouvant justifier que cela ne se produise pas&#160;? N’est-il pas envisageable qu’il peut-être...</p>
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<p>Cette question mérite à elle seule le privilège d’un article.</p>



<p>Aussi indélicate soit-elle, je suis certaine que la plupart des couples finissent par y être confrontés un jour où l’autre. Qu’elle soit posée sur le ton de la plaisanterie ou non, qu’elle soit remplie de jugement ou tout simplement naïve et maladroite, qui peut prétendre ne pas l’avoir vécu&nbsp;?</p>



<p>N’y a-t-il pourtant pas des milliers de raisons pouvant justifier que cela ne se produise pas&nbsp;? N’est-il pas envisageable qu’il peut-être embarrassant voire même douloureux de devoir répondre à cet interrogatoire&nbsp;? Car oui, il s’agit bien là d’une intrusion assez violente dans l’intimité des gens… A-t-on seulement la réponse à cette question&nbsp;? Si tel est le cas, cette réponse ne peut-elle pas évoluer&nbsp;? Mais surtout, pourquoi avoir à y répondre&nbsp;? N’est-il pas révolu ce temps où les couples devaient rendre des comptes sur l’arrivée tardive d’un nourrisson au sein du foyer&nbsp;?</p>



<p>Si la parole se libère chaque jour un peu plus à ce sujet, il reste tout de même navrant de constater que de gros progrès sont encore à faire quant à l’évolution des mœurs.</p>



<p>Durant notre dernier voyage, ce ne sont pas moins de trois personnes différentes qui ont abordé le sujet de la parentalité avec nous, alors même que nous ne nous connaissions que depuis quelques heures (parfois même plutôt quelques minutes…). Forcément, Mickaël et moi sommes dans la trentaine, nous avons une maison, une situation professionnelle stable, la pression sociale veut que ce soit la suite logique des choses. Ce n’est pourtant pas parce que tout semble aller que c’est le cas… Comment est-on donc censé réagir lorsque l’on nous impose, dans notre cas, de nous prendre de plein fouet une réalité qui constitue une souffrance au quotidien&nbsp;? C’est d’ailleurs d’autant plus frustrant lorsque cette question provient de personnes pour qui tout est arrivé très facilement…</p>



<p>Plusieurs possibilités s’offrent alors à nous&nbsp;:</p>



<ul><li><strong>L’agressivité&nbsp;</strong>: « Mêle-toi de tes affaires&nbsp;!&nbsp;» / «&nbsp;Et toi, quand est-ce que tu seras moins bête&nbsp;?&nbsp;» (pour être polie <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f923.png" alt="🤣" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />), ça peut soulager, mais ça ne semble pas être la plus constructive des réactions…<strong></strong></li><li><strong>L’ignorance</strong>&nbsp;: Faire abstraction de notre situation, ne pas relever la question et faire comme si de rien n’était. «&nbsp;On a encore le temps, rien ne presse&nbsp;». (Se découvrir alors des talents d’acteur que l’on ne se connaissait pas&nbsp;!)</li><li><strong>L’humour&nbsp;</strong>: «&nbsp;Envoie un sms au 73030&nbsp;!&nbsp;»</li><li><strong>La pédagogie&nbsp;</strong>: Prendre le temps de se poser et d’expliquer en quoi cette question peut paraître déplacée. Cela nécessite de trouver une force et une patience dont on peut parfois manquer, mais si c’est la condition pour faire avancer les choses, alors pourquoi pas tenter…</li></ul>



<p>Tout cela reste néanmoins très théorique et dépend bien-sûr des personnes qui se trouvent en face de nous (et de notre humeur qui est très facilement variable dans un tel parcours). Quelque fois, il vaut peut-être mieux économiser son énergie plutôt que de se battre avec des personnes qui ne sont pas ouvertes d’esprit. L’énergie est une ressource tellement précieuse que tout le monde ne mérite pas que l’on en use pour eux.</p>



<p>Bref, dans le doute, il vaut clairement mieux s’abstenir de poser ce genre de questions et ne pas céder à la curiosité. Acceptons que chacun mène le parcours qu’il a envie (et qu’il peut) mener sans vouloir s’y immiscer ! Si un couple doit aborder ce sujet, il le fera de lui-même, et seulement s’il le souhaite.</p>



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		<title>Endométriose et conscience professionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 18:23:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Professeure de Lettres depuis 2013, je suis passionnée par mon métier. J’ai à cœur la réussite de mes élèves et le travail coopératif avec mes collègues. Je suis de celles qui passent facilement des heures à travailler pour être à la hauteur des missions qui me sont confiées et pour ne pas décevoir les personnes qui m’entourent dans le monde professionnel. &#160; Il m’est arrivé de passer des années scolaires complètes sans prendre d’arrêt maladie (même quand parfois cela aurait...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Professeure de Lettres depuis 2013, je suis passionnée par mon métier. J’ai à cœur la réussite de mes élèves et le travail coopératif avec mes collègues. Je suis de celles qui passent facilement des heures à travailler pour être à la hauteur des missions qui me sont confiées et pour ne pas décevoir les personnes qui m’entourent dans le monde professionnel. &nbsp;</p>



<p>Il m’est arrivé de passer des années scolaires complètes sans prendre d’arrêt maladie (même quand parfois cela aurait été justifié) de peur de ternir la réputation de mon sérieux auprès de mes collègues ou encore de passer pour une «&nbsp;paresseuse&nbsp;» (image trop souvent associée aux profs, n’est-ce pas&nbsp;?).</p>



<p>Pourtant, depuis les différentes récidives de mon endométriose, il me faut composer avec l’idée que je ne peux plus éviter les arrêts maladie autant que je le souhaiterais&nbsp;: hospitalisation(s) de 2/3 jours pour la gestion de mes douleurs, un mois d’arrêt le temps d’être opérée et rétablie, fatigue et épuisement devenant dangereux pour ma santé et nécessitant du repos forcé… Une nouvelle forme de culpabilité a fait son apparition avec ces différentes absences que je n’ai pu esquiver. J’ai au moins l’aval de mes élèves qui ne se gênent pas pour me rappeler que je dois prendre du temps pour moi. Si seulement cette insouciance qu’ils peuvent avoir ne m’avait pas quittée…</p>



<p>Je ne peux m’empêcher de m’imaginer que l’on m’en tient rigueur à chaque fois, d’autant plus que l’endométriose est encore une maladie méconnue ou souvent banalisée lorsque l’on n’est pas soi-même touché&nbsp;; maladie d’ailleurs tellement méconnue et banalisée, qu’un dossier ALD (affection longue durée) m’a été refusé. Comment donc rester légitime et conserver une bonne image malgré cela&nbsp;? Comment faire comprendre à son administration qu’il ne s’agit pas de simples comédies mais bien de réelles souffrances&nbsp;? Je reste autant que possible en contact avec mes élèves et collègues durant mes absences (jusqu’à fournir tous mes cours clés en main aux remplaçant(e)s, lorsque j’en ai) pour prouver que ce n’est pas un refus d’accomplir mon travail.</p>



<p>À ces arrêts sur lesquels je n’ai aucun contrôle viennent s’ajouter la contrainte d’adaptabilité nécessaire au parcours PMA. Comme toujours, c’est à nous de nous plier aux volontés du corps médical pour qui nous ne sommes qu’un numéro parmi tant d’autres. Ils partent du principe qu’il faut savoir ce que l’on veut dans la vie, ils savent pertinemment que nous sommes dépendants d’eux pour mener à bien notre projet. Peu importe donc notre profession et les contraintes qui peuvent en découler, nous nous devons de nous rendre disponibles lorsqu’ils l’ont décidé (soit tous les 2/3 matins en période de stimulation et toute la journée en cas de ponction ou transfert d’embryon). Il devient très vite difficile de concilier au mieux vie professionnelle et parcours médical. En tant que professeure dans le secondaire, je peux me permettre de déplacer des heures de cours mais non sans la sensation de déranger l’administration (qui ne m’a pourtant pas fait de reproches à ce niveau-là).</p>



<p>J’ai bien pensé à monter un dossier MDPH ou à demander un mi-temps thérapeutique mais là encore, ma conscience professionnelle m’en empêche pour l’instant. Cette fichue conscience professionnelle qui ne m’apporte d’ailleurs rien d’autre que du stress et de l’angoisse quand on voit le peu de reconnaissance que l’on reçoit au sein de l’éducation nationale (je sais que nous ne sommes pas les seuls). Cette fichue conscience professionnelle mise à l’épreuve par notre parcours PMA et plus largement par mon endométriose. Pourtant, ces notions sont pour moi étroitement liées&nbsp;: mon endométriose me contraint à vivre un parcours PMA qui me pousse à sous-estimer mon efficacité au travail et ce, dans le but de réussir à devenir parents. Rappelons qu’un des premiers sens du mot «&nbsp;travail&nbsp;» est en rapport avec le «&nbsp;travail d’enfantement&nbsp;» pour reprendre la définition de http://cnrtl.fr. </p>



<p>Dans un monde idéal, je voudrais pouvoir me donner à 100% dans mon métier tout en ayant atteint mon/notre rêve de devenir maman/parents. Ce monde idéal n’existe pas (encore). Il me faut donc mener un travail (ce mot me poursuit, décidément&nbsp;!) sur ma conscience professionnelle, qui me gâche trop souvent la vie, afin d’établir un climat propice et serein qui me permettra peut-être de faire naître ce monde idéal&nbsp;: notre bébé.</p>



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		<title>Endométriose et culpabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 19:57:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’endométriose prend souvent un malin plaisir à provoquer en duel l’estime de soi. Après tout, pourquoi s’en priver puisqu’elle l’emporte le plus souvent. «&#160;Pourquoi tu m’aimes&#160;?&#160;», «&#160;Pourquoi moi&#160;?&#160;» Pas une journée ne passe sans que je me pose ces deux questions auxquelles je n’ai jamais obtenu une réponse qui me satisfasse réellement. Tu as bien essayé d’y répondre pourtant… Je ne peux alors m’empêcher de me demander si toutes les raisons que tu as pu m’énumérer font véritablement le poids...</p>
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<p>L’endométriose prend souvent un malin plaisir à provoquer en duel l’estime de soi. Après tout, pourquoi s’en priver puisqu’elle l’emporte le plus souvent.</p>



<p>«&nbsp;Pourquoi tu m’aimes&nbsp;?&nbsp;», «&nbsp;Pourquoi moi&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>Pas une journée ne passe sans que je me pose ces deux questions auxquelles je n’ai jamais obtenu une réponse qui me satisfasse réellement. Tu as bien essayé d’y répondre pourtant… Je ne peux alors m’empêcher de me demander si toutes les raisons que tu as pu m’énumérer font véritablement le poids face à ce fardeau qu’est l’endométriose au quotidien… Je ne peux me résigner à le croire.</p>



<p>Malgré les nombreux démentis qui me sont offerts par mon entourage, le verdict est bel et bien posé et ancré dans mon esprit&nbsp;: coupable&nbsp;! Coupable d’être atteinte d’endométriose, coupable de ne pas être assez belle pour toi lorsque mon ventre inflammé triple de volume certains jours, coupable de ne pas pouvoir concevoir d’enfant naturellement, coupable de nous imposer un parcours PMA, coupable de n’être pas positive et joyeuse tous les jours comme toi, coupable d’être contrariée alors même que tu fais ce que tu peux pour m’aider, coupable de n’être pas aussi disponible que tu le souhaiterais peut-être, coupable d’être la raison du refus aux invitations que l’on peut recevoir, bref coupable.</p>



<p>Ta vie pourrait être tellement plus facile sans moi… Tu ne serais plus contraint de vivre au rythme de mes douleurs et de mes larmes… Après tout, tu n’as pas à subir les conséquences d’une maladie qui n’est pas la tienne. &nbsp;Certes, ta présence, ton soutien, tes attentions m’apaisent au quotidien mais je refuse que ce soit au détriment de ton bonheur. C’est pourtant ce que je crois t’infliger.</p>



<p>Il m’arrive même de me sentir coupable aux yeux de ta famille. Jamais elle ne me l’a fait ressentir, mais je m’imagine parfois qu’elle souhaiterait une autre femme pour toi&nbsp;: une femme sans endométriose et qui aurait la certitude de pouvoir t’offrir un bébé, une femme qui ne remplirait pas d’embûches ta vie. Les parents souhaitent toujours ce qu’il y a de mieux à leurs enfants, et j’ai malheureusement souvent cette impression que le mieux pour toi n’est pas moi.</p>



<p>En effet, comme je peux souvent l’entendre, je n’y suis pour rien. Je n’ai pas voulu cette situation. Si nous en sommes là, néanmoins, c’est tout de même à cause d’une défaillance qui provient de mon côté et c’est moi qui dois vivre avec cette responsabilité en permanence. Malgré tout, je fais ce que je peux avec les moyens que j’ai.</p>



<p>Même si je n’en comprends pas les raisons, même si ce sentiment de culpabilité n’a pas encore dit son dernier mot, je me dois d’accepter que tu m’aimes, que tu as choisi de vivre avec moi (en connaissance de cause), et pour cela, je ne pourrai jamais assez te remercier.</p>



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		<title>Ma bonne étoile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2022 12:22:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien sûr, comme dans tout combat, il y a des jours plus difficiles que d’autres&#160;; des jours où j’aimerais tout laisser tomber, des jours où je n’y crois plus. C’est tellement facile de flancher. Dans ces moments-là, il est important de pouvoir se raccrocher à quelque chose ou quelqu’un en qui l’on croit sincèrement. La sincérité, l’humilité, la bonté et la bienveillance sont précisément certaines des nombreuses qualités qui caractérisaient mamie Nadette, ma bonne étoile&#160;: vous savez, cette étoile qui...</p>
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<p>Bien sûr, comme dans tout combat, il y a des jours plus difficiles que d’autres&nbsp;; des jours où j’aimerais tout laisser tomber, des jours où je n’y crois plus. C’est tellement facile de flancher. Dans ces moments-là, il est important de pouvoir se raccrocher à quelque chose ou quelqu’un en qui l’on croit sincèrement.</p>



<p>La sincérité, l’humilité, la bonté et la bienveillance sont précisément certaines des nombreuses qualités qui caractérisaient mamie Nadette, ma bonne étoile&nbsp;: vous savez, cette étoile qui brille plus que les autres dans le ciel, la nuit, et qui illumine le paysage pourtant si sombre. Cette étoile qui me suit peu importe la direction que je prends et la distance que je parcours, comme pour me rappeler que l’important n’est pas la route empruntée mais la destination visée… Ma bonne étoile.</p>



<p>«&nbsp;Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence&nbsp;» disait Shakespeare dans <em>Le Roi Lear</em>. C’est avec grand plaisir que je laisserai les pensées qui régissent mon existence être guidées et gouvernées par ma bonne étoile. Le désespoir et la noirceur n’auront qu’à bien se tenir, c’est toujours la lumière qui obtiendra le dernier mot&nbsp;! Pour sûr, ma bonne étoile ne s’éteindra jamais.</p>



<p>C’est sûrement la personne la plus vertueuse et la plus aimante que j’ai rencontrée dans ma vie. Quelle chance j’ai eu&nbsp;! Elle nous a malheureusement quittés le 4 décembre 2019 mais depuis, pas un jour ne se passe sans qu’elle soit à mes côtés, au plus profond de mon cœur. Ma petite voix intérieure parvient d’ailleurs parfaitement à retranscrire les mots de réconfort qu’elle savait si bien trouver (avec sa douceur inégalée).</p>



<p>Je sais qu’elle serait navrée de notre situation. Je sais également qu’elle a tellement répandu le bien autour d’elle et qu’elle souhaitait de tout cœur le bonheur de ses enfants et petits-enfants qu’elle m’aidera de là où elle est. La force de son amour avec laquelle j’ai été nourrie durant 28 ans ne pourra que me permettre d’avancer. C’est d’ailleurs dans cette source inépuisable que je trouve le courage et la détermination de continuer. Je dois mener ce projet à terme, nous devons y parvenir pour aimer notre petit être aussi fort et d’un amour aussi pur que celui que m’a transmis mamie Nadette.</p>



<p>Le comble dans tout cela c’est que ma bonne étoile croyait énormément en la vie. Plus il y avait d’enfants autour d’elle plus elle était heureuse et épanouie.</p>



<p>Alors, peu importe les épreuves que nous devrons encore affronter avant de réussir à te mettre au monde, notre petit être, je sais que de tout là-haut, mon étoile veille sur moi et m’enverra les ondes nécessaires pour y parvenir.</p>



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		<title>Parcours PMA &#8211; FIV n°2 VS Endométriose</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 13:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Historique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes à peine rentrés de notre voyage en Jordanie qu’il est temps pour nous de nous lancer dans l’aventure d’une 2ème FIV. Nous sommes positifs et confiants. J’ai vraiment fait tout ce que j’ai pu pour prendre soin de mon corps et lui permettre d’aborder au mieux ce qui va lui être infligé. Nous revoyons notre spécialiste, le 27 avril 2022, avec le compte-rendu de l’écho pré-FIV qu’elle m’avait demandé de réaliser. Rien de particulier à signaler (en dehors...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Nous sommes à peine rentrés de notre voyage en Jordanie qu’il est temps pour nous de nous lancer dans l’aventure d’une 2<sup>ème</sup> FIV. Nous sommes positifs et confiants. J’ai vraiment fait tout ce que j’ai pu pour prendre soin de mon corps et lui permettre d’aborder au mieux ce qui va lui être infligé. Nous revoyons notre spécialiste, le 27 avril 2022, avec le compte-rendu de l’écho pré-FIV qu’elle m’avait demandé de réaliser. Rien de particulier à signaler (en dehors de ce qui est déjà connu&nbsp;: mon endométriome de 3 cm au niveau de l’ovaire gauche).</p>



<p>Je vais pouvoir arrêter de prendre Sawis Gé et débuter un nouveau protocole à l’arrivée de mes prochaines règles. La spécialiste a bien en tête l’hyperstimulation que j’avais faite lors de notre 1<sup>ère</sup> FIV et décide de changer de protocole. Ce sera donc injection quotidienne de Bemfola 125 à partir du 2<sup>ème</sup> jour de mes règles, qui arrivera finalement assez vite&nbsp;: le 9 mai 2022. C’est reparti&nbsp;!</p>



<p>1<sup>er</sup> contrôle cinq jours plus tard mais j’ai un mauvais pressentiment. Je ressens de fortes douleurs dans le bas du ventre. J’ai peur. En effet, l’écho de contrôle révèle que je fais un début d’hyperstimulation. La spécialiste me demande donc de réduire la dose de mon injection quotidienne. Je passe à du Bemfola 75. Nouveau contrôle deux jours après. L’hyperstimulation ne s’est pas calmée. Obligation d’interrompre le protocole avant que les choses ne dégénèrent davantage. C’est la douche froide… Il n’y aura pas de ponction possible ce mois-ci… On doit à nouveau patienter jusqu’aux prochaines règles.</p>



<p>Contre toute attente, elles arrivent encore une fois assez vite&nbsp;: le 28 mai 2022. Je peux donc reprendre un protocole dès le lendemain mais avec une dose plus faible que lors du précédent&nbsp;: Bemfola 87,5. 1<sup>er</sup> contrôle six jours plus tard, je me sens bien, mais peut-être trop bien (est-ce possible&nbsp;??). Je n’ai pas du tout de douleurs. L’écho de contrôle révèle que je réagis peu à la stimulation cette fois-ci. C’est donc l’effet inverse qui se produit.</p>



<p>Je continue tout de même les injections quotidiennes de Bemfola 87,5. Le prochain contrôle montrera peu d’évolution. Seuls 4 ovocytes semblent se développer correctement. Ce serait trop peu pour envisager une ponction (on rappelle que tous les ovocytes ne parviennent pas à être fécondés après la ponction, ce serait donc une tentative mal exploitée pour moi). Je poursuis la stimulation encore quelques jours afin de laisser la chance à d’autres ovocytes d’évoluer mais le dernier contrôle sera formel&nbsp;: seulement 4 ovocytes matures. Je comprends que la spécialiste ne m’enverra pas à la ponction et je me décompose. Encore un mois de perdu.</p>



<p>Elle m’explique que nous pouvons tout de même tenter une insémination, histoire de ne pas avoir vécu cette stimulation pour rien. J’accepte. S’il y a, ne serait-ce qu’une infime chance d’y arriver, il faut foncer&nbsp;! Je déclenche mon ovulation à l’aide d’une injection d’Ovitrelle le 9 juin au soir et nous avons rendez-vous le 11 juin 2022 pour l’insémination.</p>



<p>C’est un samedi. Mickaël va nous chercher un petit-déjeuner dans notre boulangerie favorite pour nous donner des forces. Il revient avec des roulés aux raisins (ma viennoiserie préférée) alors qu’ils n’en font jamais le samedi&nbsp;! J’interprète cela comme un signe favorable. Des roulés aux raisins un samedi, du jamais vu, mais en plus le jour de mon insémination&nbsp;! C’est sûr, tout se passera bien&nbsp;!</p>



<p>Nous sommes de retour à la maison en fin de matinée, une fois l’insémination réalisée. «&nbsp;Mode couvade&nbsp;» activé. Il fait un franc beau temps dehors (autre signe positif), je passerai le reste de ma journée allongée sur un transat au soleil dans mon jardin. Une coccinelle m’a même fait l’honneur de sa présence, encore un signe en faveur de la réussite de cette insémination&nbsp;! Que de signes me direz-vous…</p>



<p>Durant les 15 jours suivants, je ressens des choses similaires à ce que j’avais pu ressentir lors de l’accroche de mon embryon (quasiment un an plus tôt). J’y crois vraiment. Au début, nous n’en parlons pas du tout avec Mickaël. Nous ne voulions pas en faire trop, nous monter la tête et à nouveau tomber de haut en cas d’échec. Mais après 6 jours, j’ai quand même fini par lui dire que je ressentais des choses et que j’y croyais. Les jours passent et l’attente devient difficile. Nous avons envie de savoir. J’ai des douleurs qui apparaissent. Est-ce bon signe&nbsp;? Nous voudrions faire un bon dans le temps et arriver au jour de la prise de sang. Malheureusement, il ne sera pas nécessaire d’attendre ce jour car mes règles sont arrivées avant. Ce ne sera encore pas pour cette fois-ci.</p>



<p>Je recontacte ma spécialiste afin de reprendre un protocole sur ce nouveau cycle.</p>



<p>Bemfola 125 = début d’hyperstimulation</p>



<p>Bemfola 87,5 = pas assez stimulée.</p>



<p>Il ne reste plus qu’une dose intermédiaire&nbsp;: Bemfola 100. Cette fois, c’est sûr, c’est la bonne&nbsp;!</p>



<p>On est donc reparti avec un nouveau protocole le 26 juin 2022. L’écho de contrôle du 6<sup>ème</sup> jour ne m’apprend pas de bonnes nouvelles. Ça ne semble pas évoluer aussi bien que ça le devrait… Je commence à savoir lire entre les lignes de ce que me dit ma spécialiste. Je ne la sens pas très optimiste. En plus, elle m’annonce que mon endométriome a grossi. Il est passé de 3 à 5 cm. Je continue la stimulation malgré tout mais la veille du prochain contrôle je me mets à perdre du sang de façon assez abondante. (J’ai même cru revivre une «&nbsp;mini fausse couche&nbsp;» l’espace d’un instant). J’arrive le lendemain à l’écho de contrôle. Il faut tout arrêter en urgence. Mon endométriose semble refaire surface. Il faut vite mettre au repos mon organisme au moins trois mois (à l’aide d’intra-musculaires de Decapeptyl). Et ça recommence…</p>



<p>Ma spécialiste me prescrit une IRM, que je réalise le 20 juillet 2022 (soit cinq mois après la dernière). Voici ce qu’il en ressort&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Majoration significative des lésions endométriosiques ovariennes gauches avec augmentation du nombre d&rsquo;endométriomes. Petite lésion hématique, paraovarienne interne gauche non visible précédemment.</p>



<p>Apparition d&rsquo;un petit endométriome ovarien droit.</p>



<p>On retrouve surtout une dilatation tubaire, avec signal hématique évoquant un hemo salpinx gauche ainsi qu&rsquo;un épaississement du ligament rond à gauche.&nbsp;»</p>



<p>En gros, les lésions d’endométriose se sont propagées autour de mon ovaire gauche et ma trompe gauche est bouchée, remplie de sang. Selon le radiologue, il faudra sûrement que je repasse en chirurgie avant d’envisager un nouveau début de protocole.</p>



<p>Je n’arrive plus à réagir, ni à m’effondrer, enfin pas sur le moment en tout cas… J’ai mal, vraiment, et je perds énormément de sang tous les jours. Je suis fatiguée.</p>



<p>Finalement, je pleure tous les soirs de la semaine, j’aimerais en finir pour de bon avec tout cela.</p>



<p>J’envoie les résultats de mon IRM à ma spécialiste par mail et lui demande de m’expliquer la suite des évènements. Je n’ai pas de réponse de sa part au bout de 4 jours donc je me permets de la relancer. N’ayant toujours pas de retour 24h après et souhaitant avoir des réponses avant la fermeture du centre (fin juillet), j’appelle le secrétariat, en vain. Mickaël me suggère de nous rendre sur place, ce que nous faisons. </p>



<p>Nous ne pensions pas mal agir en nous déplaçant, nous avions juste besoin de savoir que mes mails étaient bien arrivés et avaient bien été pris en compte. La secrétaire nous informe que nous allons être reçus deux minutes par la spécialiste qui n’a pas du tout apprécié notre visite à l’improviste. Nous avons passé un sale quart d’heure. Je me suis effondrée devant elle, il faut dire que je ne m’attendais pas à un tel accueil… Elle m’a expliqué que si je n’avais pas eu de réponse c’est qu’elle s’activait auprès de ses collègues (chirurgiens et autres spécialistes) pour décider de ce qui était le mieux pour moi. Elle allait m’appeler le matin de notre venue pour m’en tenir informée. Peut-être, mais j’étais dans l’attente et dans une souffrance physique et psychologique, j’avais besoin de réponses.</p>



<p>De plus, quitte à repasser en chirurgie, je voulais savoir s’il était envisageable de la prévoir durant l’été afin de ne pas être en arrêt maladie dès la rentrée scolaire. Ce n’est visiblement pas possible. Selon la spécialiste, opérer maintenant serait risqué à cause des forts saignements que j’ai encore. Il faut d’abord assécher ma trompe pour permettre aux saignements de s’estomper. Je dois laisser agir les intra musculaires de Decapeptyl encore quelques semaines.</p>



<p>Avant de quitter le cabinet de ma spécialiste qui a fini par se radoucir et par me dire qu’elle était démunie face à ma douleur, elle a passé un appel à un de ses confrères algologue (médecin de la douleur) et m’a obtenu un rendez-vous pour le lendemain midi. Nous ne nous sommes finalement pas déplacés pour rien.</p>



<p>Je ressors de mon rendez-vous avec l’algologue avec plusieurs choses à tester&nbsp;:</p>



<p>le TENS (appareil d’electro neurostimulation), un traitement de fond sous Gabapentine + Acupan en cas de pics de douleur.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-scaled.jpg"><img loading="lazy" src="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-1024x768.jpg" alt="TENS vs endométriose" class="wp-image-248" width="551" height="413" srcset="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-1024x768.jpg 1024w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-300x225.jpg 300w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-768x576.jpg 768w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-1536x1152.jpg 1536w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-2048x1536.jpg 2048w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/07/IMG_20220729_173923-360x270.jpg 360w" sizes="(max-width: 551px) 100vw, 551px" /></a><figcaption><em>Qui de la ronron thérapie ou de l&rsquo;electro neurostimulation sera le plus efficace ?</em></figcaption></figure></div>


<p>J’encaisse… Il va encore falloir être patients, la perspective de cette chirurgie (qui devrait avoir lieu en septembre 2022) repousse à nouveau notre projet de quelques mois …</p>



<p>Tâchons de nous concentrer sur le traitement de mes douleurs et sur notre voyage en Guadeloupe prévu en août. Je vais garder dans un coin de ma tête les mots de l’algologue « bien sûr que vous serez enceinte ». Je sais que ce n’est pas sa spécialité mais j’ai envie de le croire. Tout espoir extérieur est bon à prendre !</p>



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		<title>Changement de cap</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 11:43:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Historique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Nous n’avons pas perdu, nous n’avons juste pas encore gagné…&#160;» Avant ce nouvel échec qui a signé la fin de notre FIV n°1, nous avions entamé des démarches pour changer de centre de PMA. Nous estimions que nous n’étions qu’un numéro parmi tant d’autres et il nous manquait la part d’humanité que nous recherchons vraiment dans un tel parcours. Nous nous sommes adressés au secrétariat du centre de PMA où exerce la spécialiste qui nous a été recommandée par différentes...</p>
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<blockquote class="wp-block-quote"><p>«&nbsp;Nous n’avons pas perdu, nous n’avons juste pas encore gagné…&nbsp;»</p></blockquote>



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<p>Avant ce nouvel échec qui a signé la fin de notre FIV n°1, nous avions entamé des démarches pour changer de centre de PMA. Nous estimions que nous n’étions qu’un numéro parmi tant d’autres et il nous manquait la part d’humanité que nous recherchons vraiment dans un tel parcours. </p>



<p>Nous nous sommes adressés au secrétariat du centre de PMA où exerce la spécialiste qui nous a été recommandée par différentes femmes présentes aux groupes de parole de l’association. Nous avons obtenu un 1<sup>er</sup> rendez-vous pour le 11 mars 2022 (soit un mois et demi plus tard). Je me dis immédiatement qu’il nous faudra arriver avec tous les examens qu’elle pourrait avoir besoin de nous prescrire afin de gagner du temps. Nous savons desquels il s’agit, ce sont les mêmes que ceux que nous avons dû réaliser avant notre 1<sup>ère</sup> FIV. </p>



<p>Afin d’obtenir les prescriptions de ces examens et parce que je continue à saigner quotidiennement depuis mon test négatif, je décide de revoir (une dernière fois) celle qui deviendra mon ancienne spécialiste.  Ces saignements sont sûrement liés à mon endométriose. Elle décide alors de mettre mon organisme au repos pendant au moins 3 mois (sous Sawis Gé) afin de redémarrer la prochaine FIV dans de bonnes conditions. Je ne suis pas ravie de cette nouvelle. Je sais qu’il aurait de toute façon fallu attendre encore quelques semaines pour une nouvelle tentative, le temps de rencontrer notre nouvelle spécialiste mais j’avais tout de même l’espoir de tenter (et réussir ?) une grossesse naturellement… Ce n’est plus possible avec ce traitement. Attendre… encore et toujours…</p>



<p>Puisque je vais être contrainte de patienter à nouveau (au minimum) 3 mois, j’aimerais en profiter pour faire un bilan vitaminique complet. Je ressors donc du cabinet de mon (ancienne) spécialiste bien équipée&nbsp;: ordonnance pour le spermogramme de Mickaël, ordonnance pour mon bilan hormonal, ordonnance pour le traitement Sawis Gé, ordonnance pour une IRM afin de faire un point sur mon endométriose, lettre de recommandation pour obtenir un rendez-vous avec l’endocrinologue à qui elle m’adresse (j’arriverai, par chance, à la voir dés le lendemain suite à un désistement).</p>



<p>Je suis bien déterminée à redémarrer sur les meilleures bases possibles afin de me laisser un maximum de chances pour notre nouvelle tentative de FIV.</p>



<p>Le bilan vitaminique que m’a prescrit l’endocrinologue révèle quelques carences qu’elle va me permettre de compenser grâce à des vitamines. Je prends conscience à ce moment-là que je dois également mener un travail sur mon rythme alimentaire (obsédée par mon poids, je mange très peu quotidiennement). Je me remets au sport, nous investissons dans un tapis de course et cela m’aide à manger plus sainement (je dépense ce que je mange donc je ne prends pas de poids et mon moral n’en est que meilleur). </p>



<p>En parallèle, je continue les séances de Shiatsu que j’avais commencées suite à l’initiation proposée bénévolement par un professionnel lors d’une réunion hebdomadaire de l’association. Le mois suivant, nous rencontrons même grâce à l’association une naturopathe spécialiste en infertilité. Elle nous a fait un bref topo sur les aliments conseillés et pouvant aider à lutter contre l’infertilité.</p>



<p>Avec tout cela, je ne peux qu’être sereine pour notre rencontre avec la nouvelle spécialiste. Lorsque nous arrivons dans son cabinet le 11 mars 2022, elle nous dit tout de suite qu’elle a entendu parler de moi par différentes personnes les jours précédents (ses différentes patientes présentes à l’association ainsi que mon praticien de Shiatsu, qui est lui-même passé par un parcours PMA avec sa conjointe). Elle nous explique sur le ton de l’humour, qu’il y a toute une pression derrière afin qu’elle s’occupe bien de moi, de nous. Son accueil nous met en confiance. </p>



<p>Elle comprend rapidement que nous avons monté un dossier en béton pour ce rendez-vous, elle n’a plus besoin de grand-chose. Le spermogramme de Mickaël est parfait, mon IRM (de février 2022) révèle que mon endométriose ne s’est pas aggravée depuis l’opération, ma réserve ovarienne est bonne, bref tous les feux sont au vert. Elle souhaite tout de même que je réalise une écho pré-FIV pour la prochaine fois et nous serons parés pour débuter un protocole. </p>



<p>Rendez-vous le 27 avril 2022. Nous espérions que les choses démarrent plus rapidement mais nous nous permettons un dernier voyage (en Jordanie) avant le début de cette nouvelle aventure : cure naturelle de vitamine D pour maximiser nos chances de réussite (tout n’est pas perdu !)</p>



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		<title>Parcours PMA – FIV n°1 – Partie 2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 18:37:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Historique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous essayons de reprendre le cours de notre vie et de patienter tant bien que mal. La famille de Mickaël n’est pas au courant de ma fausse couche. Ils étaient en vacances à ce moment-là, nous avons préféré ne pas les déranger avec cette nouvelle. Arrive alors le repas du 19 septembre 2021 avec la famille de Micka (organisé à notre initiative pour l’annonce de ma grossesse). C’est encore trop douloureux pour moi. Je décide de ne pas m’y rendre....</p>
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<p>Nous essayons de reprendre le cours de notre vie et de patienter tant bien que mal. La famille de Mickaël n’est pas au courant de ma fausse couche. Ils étaient en vacances à ce moment-là, nous avons préféré ne pas les déranger avec cette nouvelle.</p>



<p>Arrive alors le repas du 19 septembre 2021 avec la famille de Micka (organisé à notre initiative pour l’annonce de ma grossesse). C’est encore trop douloureux pour moi. Je décide de ne pas m’y rendre. Je ne suis plus en mesure d’annoncer cette merveilleuse nouvelle, je ne suis donc pas certaine de vivre ce repas sereinement et de parvenir à garder la tête haute.</p>



<p>Mickaël prend la route pour rejoindre sa famille. Je reste à la maison pour me reposer.</p>



<p>Il rentre en début de soirée. Je ne le sens pas dans son état normal. Je lui demande si tout s’est bien passé et il me répond qu’il doit m’annoncer quelque chose qui va être difficile pour moi. Sa petite sœur est enceinte. Elle l’a révélé lors de ce repas. Mon monde s’effondre. C’est une mauvaise blague… Ce repas n’a pas pu servir à annoncer une autre grossesse que la mienne… J’ai alors passé une soirée de désespoir comme rarement j’en ai vécu. Ce cauchemar n’en finissait pas… J’étais inconsolable. Cette soirée m’aura tout de même fait prendre conscience d’une chose&nbsp;: je ne pouvais pas rester ainsi murée dans ma souffrance. Je devais me reprendre et agir. J’ai trouvé la force d’envoyer mes félicitations à la sœur de Mickaël le lendemain de ce repas. Après tout, il fallait que je l’accueille comme une bonne nouvelle&nbsp;! Elle n’y était pour rien, elle ne savait pas que je comptais annoncer ma grossesse ce jour-là et encore moins que je n’avais pas pu le faire à cause d’une fausse couche. Je suis sincèrement contente pour elle, pour eux.</p>



<p>C’est ainsi qu’en l’espace d’un mois à peine, nous avons appris plusieurs grossesses (avec à chaque fois cette souffrance qui s’imposait à moi avant de pouvoir me réjouir pour les couples qui nous l’annonçaient). Des couples pour qui, la plupart du temps, les choses se sont faites assez simplement. Pourquoi pas moi&nbsp;? Et ce sentiment de culpabilité constant d’être envieuse de ces femmes… Vraiment pas évident à gérer au quotidien. Je me sens terriblement seule et incomprise. Ma mère et une de mes meilleures amies, à qui j’ai raconté l’annonce de la grossesse de ma belle-sœur et ma soirée de désespoir qui en a découlé, n’ont vraiment pas été réceptives à ma souffrance. «&nbsp;Il est temps de passer à autre chose, tu ne peux pas empêcher les autres de vivre&nbsp;» me dit ma mère. Oui, je le sais très bien. Mais ce n’est pas comme si je maîtrisais mes émotions… Ce n’est pas faute d’essayer pourtant.</p>



<p>J’ai parlé de tout cela à ma spécialiste lors de notre prochain rendez-vous. Elle m’a recommandée à un psychologue du service PMA de l’hôpital. J’ai pris contact avec lui et ai obtenu un entretien assez rapidement par chance. En revanche, il s’agissait d’un homme. Je n’étais vraiment pas fan sur le coup. Je suis clairement plus à l’aise avec le corps médical féminin. Notre premier rendez-vous s’est très bien passé, il m’a fait bonne impression. J’ai commencé à me dire qu’on pourrait finalement bien travailler ensemble. Et ça a été le cas.</p>



<p>Arrivent mes prochaines règles, les premières depuis mon curetage. Se pose la question pour nous de redémarrer un protocole ou d’attendre le mois suivant. En effet, les vacances de la Toussaint approchant à grands pas, nous aurions aimé partir en voyage (après l’été tumultueux que nous avons passé) pour reprendre des forces avant la suite du parcours PMA. En même temps, en réalisant ce voyage, nous reculons les choses d’un mois. Un mois, me direz-vous, ce n’est rien… Mais croyez-moi, au sein d’un parcours PMA, les mois deviennent des années et les jours deviennent des mois&nbsp;! Nous prenons tout de même la décision de ne pas contacter le centre de PMA pour ce cycle-ci. Nous reprendrons au retour de notre voyage (en République Dominicaine).</p>



<p>Nous partons donc en voyage et en milieu de séjour, je commence à perdre du sang tous les jours. Pas des grosses quantités mais tout de même. Des douleurs viennent également s’ajouter à mes saignements. Le jour de notre vol retour, mes pertes de sang deviennent plus intenses. Je me dis que cela tombe bien, c’est sûrement le début de mes règles, je vais donc pouvoir redémarrer un protocole dès notre arrivée à la maison. Les choses s’enchaîneraient de façon plutôt fluide, tant mieux&nbsp;! Nous sommes début novembre. En rentrant, je suis les consignes qui m’avaient été données par le centre de PMA pour le cycle dernier&nbsp;: injection de bemfola au 2ème jour des règles + envoi d’un mail au service pour enclencher le suivi. C’est ainsi que je reprends mes injections quotidiennes et que je suis convoquée pour un premier contrôle six jours plus tard. Or, entre temps, les saignements que j’avais pris pour mes règles se sont arrêtés et d’autres plus importants encore ont débuté la veille de mon contrôle. Mon moral en prend un coup… Je commence à douter. Je ne sais pas si j’ai démarré le protocole au bon moment. J’envoie un mail à ma spécialiste pour lui expliquer la situation et dans l’espoir de recevoir du réconfort. Voici mon message&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Madame,</p>



<p>Dans la perspective d&rsquo;un TEC (*transfert d’embryon congelé), vous m&rsquo;aviez recommandé de commencer le bemfola le 2ème jour de mes règles.</p>



<p>Après une semaine d&rsquo;intenses douleurs dans le bas du ventre, j&rsquo;ai perdu du sang le 6/11, j&rsquo;en ai donc conclu qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de douleurs annonciatrices de mes règles comme cela m&rsquo;est déjà arrivé. Comme les pertes de sang continuaient, j&rsquo;ai donc commencé le bemfola le 7/11. J&rsquo;ai alors arrêté de perdre du sang à partir du 8/11 (mais j&rsquo;ai poursuivi les injections quotidiennes).&nbsp;</p>



<p>Depuis ce samedi 13/11, je perds à nouveau du sang de façon continue, cela ressemble davantage à mes règles.</p>



<p>Je suis donc inquiète face à cette situation et je crains d&rsquo;avoir commencé le bemfola une semaine trop tôt (si les pertes de sang que j&rsquo;ai considéré être mes règles ne l&rsquo;étaient pas).</p>



<p>Pensez-vous que cela puisse compromettre mon TEC du mois de novembre ?</p>



<p>J&rsquo;ai un rdv de contrôle demain matin à l’hôpital mais j&rsquo;ai peur que l&rsquo;on me dise de reporter au mois de décembre de ce fait là.</p>



<p>Merci d&rsquo;avance pour votre retour,</p>



<p>Cordialement&nbsp;»</p>



<p>Message auquel il m’a été répondu&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Bonjour Madame,</p>



<p>Je vous prie de trouver ci-dessous la réponse du DR :</p>



<p> » l&rsquo;échographie et la prise de sang de demain permettront de répondre à vos interrogations, c&rsquo;est à cela que servent les contrôles « </p>



<p>Bien cordialement&nbsp;»</p>



<p>Ok… Pour le réconfort, on repassera… Je ne suis pas plus avancée. Force est de constater que je vais devoir patienter jusqu’au lendemain pour être fixée. L’attente est insoutenable.</p>



<p>J’arrive au rendez-vous de contrôle, ça ne rate pas… Je n’ai pas commencé le traitement au bon moment car les saignements que j’avais pris pour mes règles ne l’étaient pas. Je dois donc interrompre le protocole…</p>



<p>Quelle déception&nbsp;! Je m’en veux tellement mais en même temps, comment pouvais-je savoir qu’il ne s’agissait pas de mes règles&nbsp;? Comment est-on censé se repérer lorsque l’on saigne quotidiennement, même en dehors des cycles&nbsp;? Endométriose, bonjour&nbsp;!</p>



<p>Je me retrouve donc à devoir attendre le cycle suivant. Encore un mois d’attente… Que c’est long&nbsp;!</p>



<p>Heureusement, je continue à mener un travail avec mon psychologue. Je commence à en voir les effets. Je parviens à relativiser plus facilement qu’avant. La prochaine sera la bonne&nbsp;! Il m’a d’ailleurs parlé lors de notre premier rendez-vous d’une association récemment créée dans la région, une association d’aide et de soutien aux personnes en parcours PMA. Ils organisent un temps d’échanges et de rencontres une fois par mois. Après tout, pourquoi pas… Je décide de m’y rendre une première fois, seule (je ne savais pas si les conjoints étaient autorisés à participer). Nous sommes plusieurs femmes (quelques hommes sont également présents avec leurs conjointes). Nous faisons un «&nbsp;tour de table&nbsp;» pour nous présenter et raconter brièvement notre parcours avant d’enchaîner sur un temps de parole plus libre autour de questions initiées durant le récit de nos différentes expériences. J’ai bien apprécié ce moment. J’ai même craqué, sans avoir honte, lorsqu’il a fallu raconter mon parcours. Ces femmes dégageaient toutes de la bienveillance et pouvaient finalement me comprendre&nbsp;! J’ai emmené Mickaël à ce groupe de parole le mois suivant. Il a été réconforté par le récit d’autres hommes vivant la même chose que lui (impuissance face aux douleurs, réactions des conjointes, modes de pensée etc). Il a donc pu se rendre compte que nous n’étions pas les seuls à vivre cela et que les réactions que nous pouvions parfois avoir étaient les mêmes que celles des autres couples dans des situations similaires. Nous sommes retournés à ces groupes de parole plusieurs mois d’affilée.</p>



<p>Les saignements quotidiens réapparaissent au cours de mon cycle de décembre. Je me souviens du mois dernier et sais que je dois faire attention à ne pas démarrer le protocole trop tôt. Je dois être sûre qu’il s’agira bien de mes règles au moment de commencer. Quelle pression&nbsp;! Comme si j’avais besoin de ça&#8230; Je laisse plusieurs jours passer jusqu’au moment où selon moi, mes règles débutent. Mes saignements sont plus abondants, les douleurs plus intenses et la date correspond à peu près à celle du début de mon dernier cycle. J’entame donc un nouveau protocole au 2<sup>ème</sup> jour de mes règles (en espérant ne pas m’être trompée cette fois-ci). Je me souviens d’ailleurs avoir effectué cette injection lors du groupe de parole de l’association duquel je m’étais éclipsée quelques minutes. C’était assez fréquent que les femmes s’absentent quelques instants le temps de faire leurs injections. Encore quelque chose qui ne choquait personne puisqu’on était toutes dans le même bateau&nbsp;!</p>



<p>Je contacte mon centre de PMA le soir-même pour les informer de ma reprise d’un protocole (comme ils m’avaient demandé de le faire en novembre). Nous sommes le 13 décembre. Je reçois une réponse automatique du service qui m’informe de la fermeture du centre durant les fêtes de fin d’année et donc par la même occasion, de l’interruption des prises en charge lors de cette période. Quoi&nbsp;?? Mais comment est-ce possible&nbsp;?? Je viens tout juste de redémarrer un protocole&nbsp;! C’est même eux qui m’ont dit de reprendre et de revenir vers eux lors du prochain cycle&nbsp;! Je ne comprends pas… N’avaient-ils pas déjà l’information de cette fermeture&nbsp;? Pourquoi m’avoir demandé de reprendre alors même qu’ils savaient qu’ils allaient fermer…&nbsp;? Nouvelle grosse déception que je vis très mal&nbsp;! Il va encore falloir patienter un mois&nbsp;! Je me pose deux minutes pour faire un point&nbsp;: depuis ma fausse couche de fin juillet, il ne s’est strictement rien passé pour nous. Nous avons vécu plusieurs interruptions de protocole, sans que cela n’inquiète personne… Je commence sincèrement à douter de la pertinence et des compétences de mon centre de PMA et songe désormais à en changer.</p>



<p>Plusieurs femmes présentes à l’association sont suivies dans la même ville mais dans le privé et vantent les qualités humaines et professionnelles d’un Dr en particulier. Je me dis que je pourrais me rediriger vers elle. Dans tous les cas, je dois quand même laisser la chance aux deux embryons qu’il me reste dans mon centre de PMA avant d’envisager un quelconque changement.</p>



<p>C’est l’heure des fêtes de fin d’année. Il y a un an j’étais en fin de convalescence après ma lourde opération d’endométriose. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas maman. Je n’ai pas le cœur à me réjouir et j’ai hâte que les fêtes soient passées.</p>



<p>2022 nous voilà&nbsp;! Ce ne pourra qu’être une belle année&nbsp;! C’est une année «&nbsp;paire&nbsp;» (mes nombres préférés) et c’est surtout l’année de mes 30 ans&nbsp;!</p>



<p>Malgré ces éléments que j’interprète comme étant de bon augure, je débute l’année épuisée moralement et physiquement. Il faut dire qu’en parallèle de mon parcours PMA, je m’apprête à être inspectée dans ma vie professionnelle. Cela fait des semaines, pour ne pas dire des mois, que je me prépare et que je travaille sans relâche pour que cette inspection se passe au mieux.</p>



<p>Je débute un nouveau protocole sur le cycle de janvier, protocole que je parviendrai à mener à terme. Un nouveau transfert d’embryon est prévu pour le 26 janvier (inspection le 21 janvier&nbsp;!). Par chance, c’est un mercredi, je ne travaille pas. Je mets mon téléphone en mode sonnerie et attend avec impatience l’appel du labo pour nous dire de venir. Vers 13h, je reçois enfin cet appel. Super, on va bientôt pouvoir se mettre en route&nbsp;! Et ben, non, ce n’est pas encore gagné… On m’annonce que le troisième embryon n’a pas survécu à la décongélation. Ils essaient de décongeler le dernier mais ne peuvent me certifier qu’il tiendra… Ils me disent de partir du principe que tout ira bien, qu’en l’absence d’un nouvel appel de leur part, on se donne rendez-vous dans 1h30 au labo de l’hôpital. Mais quelle horreur&nbsp;! Pourquoi un tel rebondissement&nbsp;? Un deuxième embryon qui ne survit pas à la décongélation&nbsp;? Mais pourquoi&nbsp;? Nous avions pourtant lu que plus de 90% des décongélations d’embryon étaient réussies&nbsp;! Comment donc expliquer que nous en ayons 2 sur 4 (pour l’instant) qui n’aient pas tenu&nbsp;?! Et puis ce rdv dans 1h30 sans même savoir si nous aurons un embryon qui nous attendra&nbsp;! Notre dernière chance&nbsp;pour cette FIV n°1&nbsp;! L’angoisse est tellement présente, l’attente interminable… Nous nous mettons en route vers le labo en guettant mon téléphone chaque minute. Pas d’appel… Nous arrivons en salle d’attente. Ils ne pourront plus nous appeler maintenant que nous sommes sur place&nbsp;! J’ai la vessie pleine à craquer, ça en devient vraiment insoutenable. C’est enfin à notre tour. Le dernier embryon a survécu. Je prends place et ils commencent à vouloir installer le matériel pour effectuer le transfert mais ma vessie est tellement pleine que j’ai l’impression que s’ils continuent à appuyer sur mon ventre, je vais uriner sans même contrôler quoi que ce soit. Je me mets à pleurer. Ils me disent que je peux aller vider un peu ma vessie avant de passer au transfert mais je refuse d’abord car je me dis que ça pourrait influer sur le bon déroulement de l’acte. Pourtant je ne tiens vraiment plus, je n’ai pas le choix, je dois aller aux W-C. Ils tentent de me rassurer en m’expliquant que la nécessité d’avoir la vessie pleine est surtout valable pour les femmes en surpoids pour lesquelles il est plus difficile de voir les organes lors de l’écho. Selon eux, je n’ai pas de soucis à me faire. Je me résigne donc à aller aux W-C et le défaitisme me gagne. J’ai l’impression de compromettre les chances d’implantation de mon dernier embryon… Je ne parviens même plus à uriner tellement je me suis retenue. Au bout de quelques minutes et après avoir (non sans mal) réussi à vider un peu ma vessie, je regagne la salle de transfert. Ils amènent la pipette contenant notre embryon et c’est parti. «&nbsp;Mode couvade&nbsp;» activé. 15 minutes d’attente en position allongée avant de pouvoir rentrer. Nous quittons l’hôpital mais je sens que je n’ai pas autant d’espoir que lors de mon 1<sup>er</sup> transfert. Rdv 12 jours plus tard pour les résultats.</p>



<p>L’attente se fait bien plus longue et bien plus pénible que celle du dernier transfert. En même temps, les problèmes se sont enchaînés ces derniers mois, j’ai vraiment peur que cela perdure. J’essaie pourtant d’y croire quand même&nbsp;! 2022 sera mon année, j’ai eu un bon pressentiment&nbsp;! Mickaël a pour idée de chanter chaque soir la même chanson (que l’on taira) à notre embryon pour lui donner la force de s’implanter. Oui, on en était là… C’est une façon comme une autre de se rassurer. Nous savions qu’il «&nbsp;fallait&nbsp;» prendre de la distance et se préparer à un échec mais nous avions besoin de ça à ce moment-là, c’est tout.</p>



<p>Quelques jours avant les résultats, Mickaël est en déplacement professionnel. &nbsp;Je continue à fredonner notre chanson le soir mais j’avoue que mes espoirs s’amenuisent. Je commence à avoir des pertes de sang (comme lors de mes précédents cycles), je trouve que ce n’est pas bon signe. J’en parle à Mickaël qui essaie de me (nous&nbsp;?) rassurer&nbsp;: il s’agit peut-être de saignements d’implantation. J’y crois une journée mais pas plus. Les saignements d’implantation ne durent pas en général. Et puis, toutes les femmes n’en ont pas. Je ne tiens plus, je suis de plus en plus convaincue que ce transfert est un échec. Je cède au test de grossesse urinaire (alors que nous avions convenu avec Mickaël que j’attendrais son retour). S’il faut arrêter d’espérer, autant le savoir le plus vite possible (selon moi). J’effectue ce test de grossesse qui en ressort négatif. C’est donc la fin… Nous sommes passés de 19 ovocytes prélevés à 4 embryons (blastocystes) à 2 transferts… Tant d’énergie dépensée pour en revenir au point zéro. Le moral est au plus bas… Comment aurons-nous la force de nous relever&nbsp;? Il le faudra bien pourtant… J’en informe Mickaël au téléphone, je ne veux pas le laisser y croire davantage alors que je sais pertinemment que tout est fini. Nous pleurons, je m’excuse de ne pas l’avoir attendu et lui explique que j’étais dans un état mental chaotique. Je ne prendrai pas la peine de faire ma prise de sang. À quoi bon remuer le couteau dans la plaie… Et puis mes règles sont arrivées, la confirmation ne pouvait pas être plus claire.</p>



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		<title>Parcours PMA – Fausse couche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 12:32:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Historique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>29 juillet 2021&#160;: Nous nous rendons chez notre spécialiste. Elle prend des nouvelles, je lui réponds que tout va bien. Elle me demande si j’ai eu des saignements, «&#160;non&#160;». Il est donc temps de procéder à l’échographie de contrôle. Quelle n’est pas ma surprise lorsqu’en retirant ma culotte pour l’examen, je constate qu’elle est pleine de sang&#160;! Que se passe-t-il&#160;? Je n’ai pas saigné depuis la révélation de mon test positif, je n’ai pas non plus de douleurs… Il doit...</p>
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<p>29 juillet 2021&nbsp;: Nous nous rendons chez notre spécialiste. Elle prend des nouvelles, je lui réponds que tout va bien. Elle me demande si j’ai eu des saignements, «&nbsp;non&nbsp;». Il est donc temps de procéder à l’échographie de contrôle. Quelle n’est pas ma surprise lorsqu’en retirant ma culotte pour l’examen, je constate qu’elle est pleine de sang&nbsp;! Que se passe-t-il&nbsp;? Je n’ai pas saigné depuis la révélation de mon test positif, je n’ai pas non plus de douleurs… Il doit y avoir une explication&nbsp;! Notre spécialiste procède au contrôle, et là, moment de grande magie, elle nous fait écouter le rythme cardiaque de notre petit embryon&nbsp;! Mickaël et moi sommes très émus. À priori, tout va bien. En revanche, elle nous recommande tout de même d’éviter les déplacements et de rester tranquilles les prochains jours à cause des saignements qui sont apparus juste avant l’examen. Mince… Nous qui prévoyions de nous rendre au Portugal… On ne la sentait pas tellement d’accord avec ce projet de déplacement… Bon… Après tout, c’est la santé de notre embryon d’abord&nbsp;! Nous expliquerons tout à famille, ils comprendront…</p>



<p>Nous rentrons de notre rendez-vous et nous préparons à recevoir un couple d’amis à la maison. À la bonne franquette, nous avons prévu d’aller chercher une friterie (avec côte à l’os au barbecue pour ces messieurs). Nous prenons l’apéro et décidons d’aller chercher les frites entre filles (à cinq minutes de la maison). Nous passons notre commande et j’ai la sensation de perdre à nouveau du sang. Nous rentrons après avoir récupéré nos frites. À peine le temps pour moi de déposer le tout sur la table qu’une marée de sang se met à couler le long de mes jambes. Je suis en combinaison noire, ça ne se voit pas de l’extérieur mais je comprends tout de suite ce qui est en train de se passer. Je ne veux pas en informer mon amie, je lui demande d’appeler Mickaël qui est en train de s’occuper de la cuisson de la viande au barbecue. Je tremble, j’ai les larmes aux yeux, mon amie comprend qu’il y a un problème. Je fonce aux toilettes et dit à Mickaël qui vient de me rejoindre : « C’est fini, je suis désolée… ». Il essaie tant bien que mal de me rassurer, d’y croire encore. Je le comprends, il n’est pas dans mon corps, il n’a pas ressenti ce qui venait de se passer. Je lui demande d’aller me chercher une nouvelle tenue mais je ne peux quitter les toilettes tellement je perds de sang. La sensation est atroce… Je sens et vois même une petite boule partir… Était-ce notre embryon ? L’horreur… Je prends sur moi et décide de ne pas « renvoyer » nos amis chez eux. Nous avions été chercher les frites, la viande était prête. Passons à table, mais je n’ai pas du tout faim ! Je suis obsédée par ce qui m’arrive ! Ça ne peut pas être terminé ! Il faut que je garde encore espoir ! Nous avons entendu le rythme cardiaque de notre embryon il y a à peine 2h ! Nous foncerons à l’hôpital dès que nous aurons terminé de manger.</p>



<p>Je ne parviens finalement pas à garder la tête haute et je m’effondre en plein repas. Nous sommes obligés d’expliquer brièvement à nos amis ce qui se passe et nous partons au cabinet de ma spécialiste. Nous n’avons bien sûr pas rendez-vous mais Mickaël explique à la secrétaire notre venue du matin et ce qui vient de se passer. Elle lui répond que la spécialiste ne pourra pas nous recevoir avant 17h30. Non, nous n’avons pas le temps d’attendre, il faut agir vite, nous nous rendons à l’hôpital (service PMA). Je suis rapidement prise en charge par une interne qui me conduit en salle d’écho. Je lui relate notre rendez-vous du matin avec la spécialiste, elle débute l’examen et reste silencieuse. Elle finit par me demander : « Vous dites qu’il y avait un embryon ce matin, c’est ça ? » L’horreur ! Je comprends donc qu’elle ne le voit plus et plutôt que de me le dire directement, elle essaie de trouver un moyen détourné pour me l’annoncer ! Je m’effondre ! Je suis incontrôlable ! Je n’entends plus rien. C’est fini. Avant de nous laisser partir, l’interne nous explique qu’il va falloir que l’on revienne dans 48h pour un contrôle. Selon l’évolution, il faudra envisager un curetage ou tenter « l’évacuation » avec un médicament.</p>



<p>Et nous qui devions partir au Portugal dans 48h… Nous repartons de l’hôpital. Je suis toujours sous le choc de ce qui se passe&nbsp;! Ce n’est pas possible&nbsp;! Nous ne pouvons pas repartir à zéro&nbsp;! Tout ne peut pas se terminer ainsi, si vite, et encore moins 2h après avoir entendu le rythme cardiaque de notre embryon&nbsp;!! Dans tout cela j’en oublie presque Mickaël. Je suis effondrée, pas lui. Enfin, c’est ce que je croyais car il ne pleurait pas… Je m’apprête à remonter dans la voiture et là il me prend dans ses bras et me sert fort. Je comprends alors qu’il souffre aussi beaucoup. Nous rentrons. J’appelle ma mère et lui annonce ma fausse couche. Première fois que je mets un mot sur ce qui m’arrive. Je suis en larmes. Elle ne comprend d’abord pas. Elle ne savait pas que j’étais enceinte. Puis je lui explique que notre venue au Portugal est fortement compromise. J’en informe ensuite mon frère (père de mon neveu et futur filleul).</p>



<p>Après nous être effondrés tous les deux le soir, nous nous couchons dans une peine extrême.</p>



<p>Bref… Journée atroce et interminable…</p>



<p>Fausse couche à un mois et demi de grossesse…</p>



<p>31 juillet 2021&nbsp;: Nous retournons au service PMA de l’hôpital pour le contrôle que nous devions faire. Nous sommes pris en charge par une première interne que nous sentons assez fébrile. Elle procède à l’échographie mais ne semble pas sûre d’elle. Elle me demande de me rhabiller et nous fait patienter en salle d’attente. Quelques minutes plus tard, elle revient nous chercher accompagnée d’une autre interne. Elle nous explique qu’elle va recommencer l’examen avec sa collègue pour avoir un 2<sup>ème</sup> avis. Elles réalisent donc l’échographie à deux. Elles sont d’accord pour dire que je n’ai pas évacué tout le sac embryonnaire. Elles m’expliquent qu’elles vont faire le compte-rendu de l’écho à leur responsable et qu’elles reviendront me donner les consignes pour la suite. Nous patientons donc à nouveau dans le couloir avec Mickaël. Nous voyons à ce moment-là une femme enceinte d’au moins 6 mois arriver, quelle souffrance pour moi&nbsp;! J’en étais jalouse jusqu’à ce que je comprenne (on entendait ce qui se disait à travers la porte) qu’elle venait de perdre son bébé… L’horreur&nbsp;! La pauvre&nbsp;! Son cas est pire que le mien&nbsp;! Comment pourra-t-elle s’en remettre&nbsp;? J’ai honte d’avoir été jalouse de sa grossesse…</p>



<p>L’interne qui nous avait pris en charge pour la 1<sup>ère</sup> écho revient vers nous. Nous devons refaire l’examen en compagnie de sa responsable&nbsp;! Mais quand est-ce que ce cirque va s’arrêter&nbsp;?! On ne peut juste pas me dire ce qu’il en est clairement et m’informer de la suite des évènements&nbsp;?!</p>



<p>On remet donc ça&nbsp;! Une troisième écho, trois pour le prix d’une&nbsp;! Pourtant les soldes sont terminés&nbsp;! La responsable confirme qu’une partie de la poche embryonnaire est toujours présente. Elle m’explique que le curetage est un acte chirurgical traumatisant et qu’il est préférable de l’éviter autant que possible. Elle me propose donc de prendre un comprimé censé m’aider à «&nbsp;évacuer&nbsp;» le reste de la poche. Cela peut prendre plusieurs jours. Elle me déconseille fortement de partir au Portugal et me dit de revenir vers elle si, au bout de quelques jours, les saignements (provoqués par le comprimé) sont toujours aussi intenses. Je reverrai sinon ma spécialiste à la fin du mois d’août pour faire le point et entamer la suite des démarches pour un nouveau transfert d’embryon (rappelons qu’il m’en reste encore deux).</p>



<p>Nous rentrons, je prends le comprimé. Très vite, d’intenses douleurs se font ressentir, et les pertes de sang s’intensifient. C’est sûrement «&nbsp;bon signe&nbsp;», il fait effet…</p>



<p>Nous décidons de décaler notre départ au Portugal. Je ne peux pas partir avec de telles douleurs et de tels saignements. J’en informe ma famille qui est très déçue et leur dit que je les tiens au courant.</p>



<p>Je me résigne à renvoyer les t-shirts que j’avais commandés pour ma famille (pour leur annoncer ma grossesse) afin d’obtenir un remboursement.</p>



<p>Trois jours après la prise du comprimé, je saigne toujours mais moins abondamment, nous prenons la décision de rejoindre ma famille au Portugal (sans les en informer).</p>



<p>Nous prenons l’avion dans la journée et leur faisons la surprise de notre venue le soir.</p>



<p>Beaucoup d’émotions…</p>



<p>Fin août 2021&nbsp;:</p>



<p>Je revois ma spécialiste en PMA comme convenu, pour faire un point. Notre séjour au Portugal m’a fait du bien. J’essaie d’aller de l’avant et de repartir sur de bonnes bases. Pourtant, l’écho de contrôle révèlera que je n’ai toujours pas évacué la totalité de la poche embryonnaire. Ma spécialiste me dit d’attendre mes prochaines règles, ce serait la dernière chance pour que les restes disparaissent.</p>



<p>La pré-rentrée des enseignants se fait. Je suis contente de retrouver mes collègues et de découvrir mon emploi du temps.</p>



<p>La rentrée des élèves et le début de mes règles ont lieu en même temps. Je croise fort les doigts pour qu’elles me permettent (enfin) de passer à autre chose et d’envisager la reprise de notre parcours PMA. Malheureusement ce ne sera pas le cas.</p>



<p>7 septembre 2021&nbsp;: Curetage. J’enrage. J’ai eu tout le mois d’août pour vivre cette intervention et on me la fait subir la semaine de la rentrée&nbsp;! Quelle perte de temps… Cela signifie de plus que nous ne pourrons pas reprendre notre parcours PMA en septembre, qu’il faudra encore attendre au moins encore un mois. C’est long… et c’est loin d’être terminé…</p>



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		<title>Parcours PMA – FIV n°1 – Partie 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elénore]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 11:40:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Historique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous l’aurez compris si vous êtes arrivé(e) jusqu’à cet article, les six mois qui ont suivi ma coelioscopie ne m’auront pas permis de tomber enceinte naturellement. Il est maintenant temps pour nous d’entrer dans la nouvelle (et périlleuse) aventure du monde de la PMA (procréation médicalement assistée). À ce stade-là, nous ne nous rendons pas du compte de tout ce que cela implique (et heureusement…). Nous rencontrons la spécialiste qui nous accompagnera tout au long de cette 1ère FIV. Elle...</p>
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<p>Vous l’aurez compris si vous êtes arrivé(e) jusqu’à cet article, les six mois qui ont suivi ma coelioscopie ne m’auront pas permis de tomber enceinte naturellement.</p>



<p>Il est maintenant temps pour nous d’entrer dans la nouvelle (et périlleuse) aventure du monde de la PMA (procréation médicalement assistée).</p>



<p>À ce stade-là, nous ne nous rendons pas du compte de tout ce que cela implique (et heureusement…).</p>



<p>Nous rencontrons la spécialiste qui nous accompagnera tout au long de cette 1<sup>ère</sup> FIV. Elle nous explique comment vont se passer les prochaines semaines. C’est parti&nbsp;!</p>



<p>Nous débutons un protocole de stimulation d’une durée approximative de 3 semaines.</p>



<p>Voici le résumé d’une <strong><u>journée type</u></strong> durant cette période de stimulation&nbsp;:</p>



<p>&#8211; <strong><u>Au réveil</u></strong>&nbsp;: prise de progestérone par voie vaginale (qui provoquent des pertes blanches continues, donc protections obligatoires H24 et féminité qui en prend un coup…)</p>



<p>&#8211; <strong><u>Le soir</u></strong>&nbsp;: injection dans le bas du ventre (réalisée par mes propres soins car chéri pas à l’aise avec les aiguilles et trop contraignant de faire passer une infirmière à domicile tous les jours).</p>



<p>&#8211; <strong><u>Au coucher</u></strong>&nbsp;: pulvérisations nasales (Synarel) qui me causent des crises d’éternuements (une cinquantaine à chaque prise #abdosenbéton) + prise de progestérone par voie vaginale (on remet ça&nbsp;!)</p>



<p>&#8211; <strong><u>Tous les 3-4 matins</u></strong>, vers 7h30 (avant la journée de travail), rdv à l’hôpital pour une écho par voie vaginale + prise de sang (dans le but d’assurer un contrôle de l’évolution de la stimulation). Avant chaque rdv j’étais noyée dans une salle d’attente contenant des dizaines de femmes qui défilaient. Lorsque mon tour arrivait, j’étais souvent confrontée à une interne différente de celle du dernier contrôle et qui n’avait pas forcément accès à tous les derniers bilans…</p>



<p>&#8211; <strong><u>Une fois par semaine</u></strong>&nbsp;: intra musculaire (Decapeptyl) très douloureuse (elles parviennent parfois même à m’arracher quelques larmes).</p>



<p>Trouver sa place en tant que femme dans tout cela devient bien compliqué mais je résiste et tiens bon.</p>



<p>Le 6 mai 2021, à 7h je suis admise pour une hospitalisation en ambulatoire. C’est le jour de ma 1<sup>ère</sup> ponction. J’arrive au bloc pour une intervention d’environ 30 min après le recueil de sperme de Mickaël quelques minutes plus tôt. Il ne s’agissait pas d’une anesthésie générale mais je me suis quand même endormie lors de l’intervention. Un peu après être remontée en chambre, j’apprends que 19 ovocytes matures ont pu être récoltés. C’est énorme&nbsp;! On croise les doigts pour qu’il y en ait un maximum de fécondés&nbsp;!</p>



<p>Je ressors de l’hôpital en fin de journée avec tout de même quelques douleurs.</p>



<p>Le 7 mai 2021, malgré mes douleurs, je tente tout de même d’aller travailler le matin. Je prends énormément sur moi toute la matinée mais garder la tête haute devant des collégiens avec de telles douleurs n’a pas été une mince affaire. La fin du dernier cours de la matinée retentit, les élèves quittent ma salle. Une collègue et amie, C. (la seule à être au courant de ma ponction d’hier) arrive pour prendre de mes nouvelles. Je m’effondre. Je ne supporte plus la douleur, pourtant Dieu sait que j’ai acquis une belle résistance face à la douleur. Ma collègue me résonne. Il n’est pas possible pour moi de terminer ma journée dans ces conditions. J’informe donc ma direction que je ne pourrai pas assurer mes cours de l’après-midi et je rentre chez moi. Mickaël est toujours au travail. Je l’informe de ce qui se passe mais n’insiste pas trop, je ne veux pas le déranger. Je suis au lit, pliée en deux, en larmes, des cris de douleur s’échappent même parfois. Je ne tiens vraiment plus, il faut faire quelque chose. J’appelle Mickaël qui prend la décision de quitter son lieu de travail pour m’emmener aux urgences. Habituée aux urgences et à la longueur des prises en charge, je me rends directement au service PMA de l’hôpital pour leur faire part de ma situation. Je ne parviens pas à retenir mes larmes tellement j’ai mal, je peine à expliquer ce qui m’arrive mais finis par me faire comprendre. Les infirmières me conduisent en salle d’échographie. Je fais une hyperstimulation importante. Mon ovaire droit mesure 9 cm&nbsp;(il mesurait 4 cm avant la stimulation). J’ai de quoi souffrir&nbsp;! Face à ma détresse, la décision a été prise de m’hospitaliser (au moins pour essayer de soulager ma souffrance). J’y suis restée 48h mais les douleurs ont encore été présentes plusieurs jours après mon hospitalisation. J’avais le bas du ventre très gonflé (ressemblant dés lors à une femme enceinte de 4 mois). J’avais honte de ce corps que je ne maîtrisais plus du tout.</p>



<p>Après mon retour de l’hôpital, j’ai reçu un appel du laboratoire m’informant qu’ils avaient congelé 4 blastocystes (embryons âgés de 5 jours). Il ne pourra bien sûr pas y avoir de transfert frais à cause de mon état, d’où la congélation de ces embryons. 4&nbsp;?! Seulement&nbsp;?! Mais comment peut-on passer de 19 ovocytes matures à 4 embryons&nbsp;?? Pourtant, à force de lire d’autres expériences de femmes, 4 embryons serait un bon résultat. Certaines n’en ont plus qu’un ou deux à la fin. Parfois même plus du tout. J’essaie donc de relativiser. Après tout, cela m’offre 4 chances de pouvoir devenir maman. On attend donc que mon état se stabilise avant d’envisager un transfert d’embryon.</p>



<p>22 juin 2021&nbsp;: C’est le jour du transfert&nbsp;! Seule ma collègue et amie C. est au courant de la nouvelle. Je branche mon téléphone en mode sonnerie pour ne pas rater l’appel du labo. Ils peuvent m’appeler à tout moment de la journée et je sais qu’à compter de leur appel j’aurai peu de temps pour être sur place. Mickaël et moi n’allons pas travailler ce jour-là. Nous devons être pleinement disponibles. Nous sommes réveillés tôt, forcément. Les minutes passent, les heures défilent, pas de nouvelles du labo… Je me permets d’envoyer un mail au service PMA de l’hôpital vers 13h pour savoir si c’est normal. Très vite, on me répond que je suis bien programmée ce jour et que je devrais maintenant être bientôt contactée. C’est le cas à 14h30. Le stress monte&nbsp;! La dame au téléphone m’explique qu’ils ont tenté de décongeler un premier embryon mais qu’il n’a malheureusement pas survécu à la décongélation. Mon dieu&nbsp;!! En une fraction de seconde je passe de 4 embryons à 3&nbsp;!! Elle enchaîne et m’informe que nous sommes attendus dans 1h au laboratoire PMA de l’hôpital pour le transfert du 2<sup>ème</sup> embryon qui, lui, a résisté à la décongélation. Nous nous préparons donc, sans plus trop savoir où nous en sommes. Pourquoi ce 1<sup>er</sup> embryon n’a-t-il pas tenu&nbsp;? Mais bon… nous n’avons pas tellement le temps de tergiverser, nous devons nous mettre en route pour le transfert de notre 2<sup>ème</sup> embryon. J’ai le temps de la route (20 min) pour boire l’équivalent d’une bouteille d’eau d’1,5 L. Je dois avoir la vessie pleine. Nous arrivons et patientons dans la salle d’attente déjà pleine de couples présents pour la même cause que nous. «&nbsp;Bonjour&nbsp;». Des réponses discrètes jaillissent un peu partout dans la salle. Derrière nos masques (covid oblige), nous osons à peine nous dévisager. Nous comprenons parfaitement ce que chacun traverse dans cette salle, nous menons tous un combat similaire mais pourtant, (par pudeur&nbsp;?) un silence lourd et pesant règne. Nous sommes appelés et conduits dans une salle minuscule. On me demande de m’installer (même position que chez le/la gynéco). Mickaël est à mes côtés. L’infirmière met en place le matériel qui servira au bon déroulement de la procédure. Tout est prêt, l’infirmière appelle une personne pour lui dire que l’embryon peut être amené. Cette personne arrive avec une pipette. Cinq minutes plus tard, «&nbsp;mode couvade&nbsp;» activé. Je porte notre embryon. Je dois encore patienter 15 minutes en position allongée avant de pouvoir rentrer. Nous repartons de l’hôpital plein d’espoir. Résultats dans 12 jours.</p>



<p>La fin du mois de juin est chaque année une période bien chargée pour Mickaël et moi&nbsp;: anniversaires, week-ends, fin d’année scolaire pour nos élèves/étudiants etc. Nous parvenons à être bien occupés en journée et la période d’attente passe relativement vite. Le dernier week-end avant la prise de sang qui nous révèlera si oui ou non notre embryon s’est implanté, nous participons Mickaël et moi à l’EVG et l’EVJF d’un couple d’amis. Nous nous retrouvons à deux le dimanche soir, veille de la prise de sang. Je décide, sur un coup de tête, de faire un test de grossesse urinaire. Après tout, si ça a fonctionné, le test de grossesse devrait déjà être en mesure de le détecter. Quelle surprise&nbsp;! Le test est positif&nbsp;! Je ressors des toilettes tremblante, les larmes aux yeux. J’en informe vite Mickaël. Quelle bonne nouvelle&nbsp;! Mais restons tout de même prudents… Attendons la prise de sang qui nous permettra d’obtenir un résultat plus sûr.</p>



<p>Lundi 4 juillet 2021&nbsp;: Prise de sang dès l’ouverture du labo. Nous recevons les résultats vers 12h. Je suis bien enceinte. Je transmets mes résultats au service PMA de l’hôpital qui me félicite et me confirme bien la bonne nouvelle&nbsp;! J’ai tout de même une nouvelle prise de sang à effectuer 48h plus tard pour vérifier que le taux évolue bien. Ce sera le cas, tout se chamboule alors dans nos têtes&nbsp;! Comment est-ce possible&nbsp;? Tant de femmes galèrent davantage&nbsp;! Notre 1<sup>er</sup> transfert a fonctionné&nbsp;! Nous n’en revenons pas… J’ai envie de crier la nouvelle sur tous les toits mais nous nous promettons de ne rien annoncer avant 3 mois… Sait-on jamais…&nbsp; À nouveau, seule mon amie C. est au courant.</p>



<p>Nous nous permettons un petit séjour dans les Hautes-Alpes afin d’aller respirer le grand air. Mickaël profitera d’ailleurs de ce séjour pour me demander en mariage à plus de 2000m d’altitude.</p>



<p>Au retour de notre séjour dans les Hautes-Alpes, nous rendons visite à la famille de Mickaël pour leur annoncer notre mariage. Que c’est dur de ne pas parler de ma grossesse&nbsp;! Je décide de proposer à sa famille un repas en septembre (dans le but de leur annoncer cette grossesse). Nous bloquons donc la date du 19 septembre. J’ai hâte d’y être&nbsp;!</p>



<p>En parallèle, je réfléchis à comment je pourrais l’annoncer à ma famille. Nous allons justement passer une dizaine de jours avec eux en août au Portugal (pour le baptême de mon neveu duquel je deviendrai marraine). Ce serait l’occasion parfaite pour leur révéler la nouvelle. Pourtant on avait dit pas avant 3 mois&nbsp;!! Oui, mais bon… Je commande des t-shirts pour chaque membre de ma famille&nbsp;: «&nbsp;Tonton 2022&nbsp;», «&nbsp;Tata 2022&nbsp;», «&nbsp;Mamie 2022&nbsp;» etc… Je les reçois la veille de mon rdv avec notre spécialiste PMA.</p>



<p>J’attends ce rdv avec impatience ! J’ai tellement hâte de savoir comment se passe l’évolution de notre embryon !</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08.jpeg"><img loading="lazy" width="636" height="1024" src="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08-636x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-318" srcset="https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08-636x1024.jpeg 636w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08-186x300.jpeg 186w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08-768x1237.jpeg 768w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08-953x1536.jpeg 953w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08-168x270.jpeg 168w, https://moncombatdendogirl.site/wp-content/uploads/2022/08/WhatsApp-Image-2022-08-04-at-12.49.08.jpeg 993w" sizes="(max-width: 636px) 100vw, 636px" /></a></figure></div>


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